Actualités

Parcours DANSE autour de la créativité africaine

Par admin lmarcellin, publié le mardi 15 juin 2021 11:53 - Mis à jour le mardi 15 juin 2021 14:27
Logo biennale danse.jpg
Projet culturel dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon

 

 

 

 

 

Description rapide du projet

Ce projet avec la Biennale de la danse de Lyon, dont le thème cette année est l’Afrique, a pour but de faire découvrir aux élèves la danse contemporaine originaire d’Afrique.

1 Atelier de pratique artistique (journée du 27 mai)

-A la fois chorégraphe, danseuse et vidéaste, Cécile Théry a passé une journée au lycée avec les 1ères Histoire des arts. La matinée a été consacrée au visionnage d’un documentaire « Dance for change »réalisé par  l’intervenante. Ce film dresse le portrait de 3 chorégraphes originaires du Burkina Fasso, d’Afrique du sud et du Nigéria : Le Premier S. A. Coulibaly est un chorégraphe burkinabé dont les élèves verront le spectacle.

Le film soulève la question du statut de l’artiste, en particulier du danseur chorégraphe. Dans des pays traversés par des conflits, dirigés par des régimes autoritaires, où la question de la pauvreté est prégnante, le chorégraphe est un artiste engagé : l’art doit changer la société.

-Dans un deuxième temps, les élèves ont participé à un atelier de danse africaine. 3 heures de danse intensive au son des Djembés. Cécile Théry était accompagnée par 2 percussionnistes.

2. Le spectacle Wakatt de Serge Aimé Coulibaly (10 juin)

En soirée, les élèves sont allés voir le spectacle Wakatt de S.A. Coulibaly au théâtre de la Croix rousse à Lyon.

Classe(s) concernée(s) : 1ères HDA (tout le projet). Terminales HDA (le spectacle seulement) 22 + 11 élèves

Professeures : Mmes Arnold, Senn et Viatte  (lettres, documentation, histoire-géographie)

Partenaires : La biennale de la danse/ Association Temps Kono

Financeurs : La Région Auvergne-Rhône-Alpes/ Le lycée

Le bilan de ce projet est très positif pour plusieurs raisons :

1. La projection-discussion autour du film a permis d’aborder plusieurs sujets :

-le statut de l’artiste en Afrique et Occident. La danse n’est pas considérée comme un art mais comme une pratique traditionnelle. Grâce au travail de chorégraphes et danseurs tels que S.A Coulibaly, la danse contemporaine commence à émerger sur la scène africaine et devient un art à part entière.

-les conditions de vie des artistes en Afrique est difficile : pas ou peu d’infrastructure, des revenus faibles pour les artistes africains qui tournent essentiellement en Europe, là où se trouvent les financeurs.

-la danse contemporaine en Afrique est un art engagé qui se nourrit de ses racines africaines.

2. Le spectacle : Les élèves ont été saisis par la performance physique des danseurs et des musiciens sur scène. Ils sont également sortis de la salle avec des questions et le sentiment de n’avoir pas tout compris (pas de narration en danse contemporaine contrairement au ballet classique)). La réalité burkinabée était présente dans le caractère violent des rapports humains, l’esthétique très colorée des costumes…

Grâce à ce parcours, les élèves de l’option Histoire des arts, ont eu du plaisir à pratiquer la danse africaine et ont été initiés à l’esthétique d’une forme de danse contemporaine engagée.

Nous remercions La Région Auvergne-Rhône-Alpes d’avoir financé ce projet, ainsi que tous ceux qui, au lycée, ont permis sa réalisation et son bon déroulement : M. Toulouse et Mme Gouled,  Mme Sibille et Mme Faure.

Merci également à notre partenaire, La Biennale de la danse, et à l’intervenante de l’Association Temps Kono, Cécile Théry.

Mmes Senn, Arnold et Viatte